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Sur le terrain

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Publié Mars 2026

Soleil, pois chiches et blé à Guadalajara

Un nouveau jour commence à Illana, Guadalajara, et nous avons enfin du soleil ! Je ne serai pas vous dire qui est le plus heureux entre moi, le blé, ou les pois chiches… Mais ça fait du bien d’avoir des journées ensoleillées après tant de froid. Ces rayons de soleil font sourire tout le monde.

Un champs d'épis de blé avec un ciel bleu et des nuages

Je me prépare pour prendre la route comme d’habitude… Je prends mon petit déjeuner, je prépare les outils et voilà, je monte vite sur mon tracteur car il y a beaucoup de travail à faire !

Les neiges ont retardé les semailles, mais après toutes ces pluies abondantes, on a eu une magnifique germination du blé et des pois chiches. Cependant, de nombreuses autres mauvaises herbes poussent et nous devons limiter leur croissance pour garantir une bonne récolte. Et comme vous le savez bien, on utilise uniquement des moyens mécaniques. 

J’étais dans dans mon tracteur quand mon Farmer Hunter m’appelle :

– Salut Luis, ça va ? Voudrais-tu raconter à tes CrowdFarmers comment s’est passée ton année ?

– Mais bien sûr ! 

Après avoir passé la matinée dans le tracteur à réfléchir à ce que je pourrais vous dire, me voici devant l’ordinateur, prêt à vous écrire pour que vous puissiez me connaître un peu mieux. Je pourrais également vous raconter comment cette année s’est passée pour moi au niveau personnel et, bien sûr, agricole.

Tout d’abord, je tiens à vous remercier de la confiance que vous m’avez accordée en adoptant une partie de mes cultures de blé et de pois chiches. Je suis vraiment ravi cette année, car malgré les difficultés qui s’imposent, j’ai reçu la meilleure des nouvelles…. Je vais être Papi pour la deuxième fois ! J’espère que je pourrai enseigner à mes petits-enfants tout ce que ce métier signifie pour notre famille, et j’espère pouvoir leur transmettre ma passion pour l’agriculture et qu’ils voudront bien m’accompagner sur les champs !

Un agriculteur qui marche dans un champs

Si j’y pense bien, l’année a été bonne pour notre récolte. Oui, on a bien eu un peu moins de pois chiches, mais la récolte de blé s’est passée sans incidents, et après cette année 2020 il faut être reconnaissant quand les choses se passent bien.

Pois chiches dans une main

Au moment de préparer vos commandes, nous avons remarqué que cela faisait déjà deux ans qu’on était actifs. On s’organise bien mieux et d’une façon plus calme et efficace, en prenant beaucoup de plaisir à préparer chacune de vos caisses en famille.

Deux personnes qui emballent des sacs de pois chiches dans un carton

Nous sommes vraiment ravis de recevoir vos commentaires afin de continuer à vous rendre les meilleures des services, donc surtout n’hésitez pas à nous faire savoir les opportunités d’amélioration qu’on pourrait atteindre. 

Cette année 2021 a commencé avec la visite de Filomena, qui a recouvert tous nos champs de neige. Heureusement ça n’a pas affecté nos cultures mais seulement retardé les semences de pois chiches et nous espérons que la récolte se passera bien et que nous pourrons vous l’envoyer à temps.

Notamment, c’est aussi la deuxième fois que nous collaborons avec une association locale pour le soin et la conservation de la Perdrix Rouge, en semant du blé et en ne le récoltant pas, pour qu’elle se nourrisse et se protège ; en Avril, nous compterons le nombre de couples vivant dans ces zones pour pouvoir le comparer à l’année dernière et ainsi évaluer l’impact sur cette espèce est en voie de régression. Je vous promets que j’essaierai de faire des photos !

Et finalement, je tiens à vous informer que Biovallega se lance enfin sur les réseaux sociaux et vous pourrez nous suivre sur Instagram (@biovallega.organic), TikTok et Facebook (Biovallega organic products).

Merci beaucoup pour la confiance que vous m’accordez avec vos adoptions. Des calins de la part de tout Biovallega.

Note : Vous pouvez renouveler votre adoption en accédant à votre espace privé pour recevoir le produit la saison prochaine.

Written by Farmers of CrowdFarming

Farmers of CrowdFarming

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Sur le terrain

3 min

L' »Allemand fou » 40 ans plus tard

Si vous accompagnez Friedrich dans sa propriété près de Gibraleón, vous n’entendrez qu’une chose : un concert tonitruant de chants d’oiseaux. Mais derrière cette idylle se cache une décision radicalement non conventionnelle prise il y a longtemps. Aujourd’hui certifié Demeter depuis 1994, il prouve que sa « folie » est la seule réponse logique à la crise de nos sols. Il y a quarante ans, Friedrich est tombé amoureux du domaine « Finca Jelanisol-Montebello » lors d’une visite en Espagne. À l’époque, il travaillait pour un intermédiaire pour des fruits et légumes produits de manière conventionnelle. Deux choses se sont produites qui l’ont fait réfléchir : Un ami lui a offert un livre sur la permaculture de Bill Mollison, qui l’a inspirée. Il visitait un champ en Italie et cherchait désespérément des vers de terre dans le sol. Lorsque l’agriculteur lui confirme qu’il n’y a pas de vers de terre « parce qu’il n’y en a pas besoin », Friedrich commence à réfléchir. Une vision globale : tout est connectéPour Friedrich, l’agriculture n’est pas un processus isolé, mais fait partie d’un tout. Il a une vision très holistique et philosophique du monde, dans laquelle tout – du microbiome du sol au consommateur – est lié. Pour lui, sa ferme n’est pas seulement un lieu de production, mais un organisme vivant dans lequel les hommes et la nature coexistent en harmonie. Il pense qu’une société pacifique ne peut émerger que si nous produisons en harmonie avec la nature. Si nous le faisons correctement, il y a assez pour tout le monde ; il suffit de ne pas détruire les bases. L’un des principaux moteurs de l’œuvre de Friedrich est une profonde inquiétude quant à l’état de notre alimentation moderne. Il explique que de nombreux aliments que nous consommons aujourd’hui sont « vides ». Il fait référence aux produits de l’agriculture conventionnelle qui, en raison des pesticides et d’un stockage prolongé, n’ont plus aucune valeur nutritionnelle significative. Il suit le principe « sol sain = personne saine ». Seule une terre vivante et régénérée peut produire des fruits qui nourrissent réellement le corps. L’une des premières choses que Friedrich a faites a été de créer un grand étang, non pas pour l’irrigation de la ferme, mais uniquement et exclusivement pour les oiseaux, les grenouilles, les canards et les poissons. Lorsqu’il pleut beaucoup, l’eau s’y écoule. Ils produisent eux-mêmes l’engrais organique à l’aide de micro-organismes et alimentent les arbres en minéraux en continu grâce à l’irrigation au goutte-à-goutte.

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La science derrière le sucre

Nous avons rendu visite à Antonio du domaine « Sicilian Passion » en Sicile. Dans une région traditionnellement connue pour ses agrumes, Antonio a décidé il y a quelques années de suivre une autre voie : il cultive des fruits de la passion (et même des papayes !). La détermination précise du moment de la récolte est un élément crucial de notre collaboration. Nos équipes effectuent des mesures de sucre directement sur le terrain. Un réfractomètre permet de déterminer la valeur Brix et de s’assurer que les fruits ont atteint la maturité physiologique et le profil aromatique requis. La récolte ne commence qu’une fois ces seuils atteints. Dans la vidéo ci-dessous, vous pouvez voir notre collègue Angelo prendre ces mesures. C’est très amusant, car vous vous projetez littéralement dans l’avenir. Caractéristiques de maturation et étymologieUne qualité importante du fruit de la passion est la texture de sa peau. Contrairement à de nombreux fruits, la règle est la suivante : plus les rides du fruit sont prononcées, plus sa teneur en sucre est élevée. En raison d’une légère évaporation au cours du processus de maturation, le sucre du fruit se concentre à l’intérieur, tandis que l’acidité diminue subtilement. Il y a deux récoltes par an, l’une pendant les mois d’hiver et l’autre pendant les mois d’été. C’est surtout en été que les fruits sont plus « ridés », car le liquide s’évapore plus rapidement sous l’effet de la chaleur. Saviez-vous que le nom « fruit de la passion » est dérivé de l’iconographie chrétienne ? Au XVIe siècle, les missionnaires espagnols ont interprété la structure complexe de la fleur comme un symbole de la Passion du Christ. Les filaments de la fleur étaient associés à la couronne d’épines, les trois stigmates aux clous de la croix et les cinq étamines aux plaies. Dans la galerie, vous trouverez une photo où cela est très clairement visible.

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Rouge sang et extrêmement délicieux

Pourquoi les oranges sanguines ne sont pas forcément toutes rouge sangNous avons visité la Sicile et rencontré Danilo d’AranceBio dans un champ où la récolte d’oranges sanguines était à son apogée. Vous pouvez non seulement voir les oranges mûres suspendues aux arbres, mais aussi les sentir. Le ciel est bleu, les arbres et la prairie sont verts, et les oranges pendent comme de petites lanternes dans les arbres. Le temps est ensoleillé mais très frais – même en Sicile, c’est l’hiver. C’est exactement le bon moment pour que les oranges mûrissent. Il faut un mélange de journées chaudes et de nuits fraîches pour que se développe l’anthocyanine, le pigment qui donne à la pulpe sa couleur rouge. Si les nuits sont trop chaudes, le pigment ne peut pas se former et votre orange sanguine risque d’être plus orange que rouge, mais tout aussi savoureuse. Danilo cultive deux variétés différentes : la Moro, qui est un peu plus acide et dont la chair est d’un rouge profond (s’il fait assez froid !) et la Tarocco, qui est un peu plus sucrée et très douce. C’est un peu comme un enfant qui ouvre un œuf Kinder. De l’extérieur, vous ne pouvez pas savoir si le fruit sera rouge ou simplement orange. Compte tenu de l’augmentation des périodes de sécheresse, Danilo s’appuie sur une couverture végétale permanente. Ce tapis naturel protège le sol et sert de réservoir d’eau, stockant l’eau précieuse pendant les périodes de sécheresse – préservant ainsi la résilience de la nature. Nous avons évidemment dû demander ce que nous devions manger en Sicile, et Danilo nous a recommandé deux plats : les traditionnelles Pasta con le Sarde (quoi d’autre ?!) et ces boulettes de riz frites appelées Arancini.

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