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Publié Mars 2026

L’impact des phénomènes météorologiques sur les pénuries alimentaires

L’augmentation de la fréquence des phénomènes météorologiques extrêmes fait consensus au sein de la communauté scientifique. Selon le dernier rapport de l’IPCC, le changement climatique causé par l’homme a déjà des répercussions sur de nombreux phénomènes météorologiques et climatiques extrêmes dans toutes les régions du monde. 

Les inondations de 2021 en Allemagne, la vague de chaleur extrême au Royaume-Uni et en Espagne en 2022 ou encore les longues périodes de sécheresse que nous connaissons en Europe depuis quelques années peuvent avoir des effets particulièrement néfastes sur le rendement des cultures. Cela crée des pénuries généralisées et cette réduction de production entraîne un déséquilibre économique tant pour les agriculteurs que les consommateurs ainsi que l’affaiblissement de notre sécurité alimentaire à tous. 

L’impact des phénomènes météorologiques

Bien que l’Europe soit généralement considérée comme une région où l’approvisionnement alimentaire est stable et diversifié, elle n’est pas à l’abri des effets des phénomènes météorologiques extrêmes. Voici quelques exemples d’événements météorologiques qui peuvent avoir un impact direct sur la production agricole, comme par exemple une diminution (voire une perte totale) des récoltes ou la planification chamboulée de celles-ci. 

  • Les sécheresses : Les périodes prolongées de sécheresse peuvent avoir de graves conséquences pour l’agriculture. Le manque de pluie réduit l’humidité du sol, ce qui rend difficile la croissance des cultures et affecte leur rendement. Les sécheresses peuvent également entraîner une diminution de l’eau disponible pour l’irrigation et pour la reconstitution des réserves d’eau tout au long de l’année. Ce phénomène résulte souvent en un rendement de production plus faible et à la fin prématurée de la saison de récolte. 


  • Les inondations : Les précipitations excessives et les inondations peuvent également perturber les activités agricoles. Dans le bassin méditerranéen espagnol, les précipitations sont de plus en plus concentrées, ce qui se traduit par de longues périodes sans pluie et par la chute de nombreux litres par mètre carré en quelques heures, provoquant des inondations, parfois accompagnées de grêle, qui détruisent les récoltes. L’eau n’a pas le temps de s’infiltrer et s’écoule à la surface du sol. De plus, les inondations peuvent endommager les cultures, emporter la couche arable et rendre les champs inaccessibles pour la plantation ou la récolte. En outre, l’engorgement des sols par l’eau peut entraîner le pourrissement des racines et d’autres maladies des plantes, ce qui réduit encore le rendement des cultures. Dans certains cas, les inondations peuvent détruire des récoltes entières, entraînant alors des pertes alimentaires importantes.


  • Les températures extrêmes : Les vagues de chaleur ou de froid extrêmes peuvent avoir des effets extrêmement néfastes sur les cultures. Les vagues de chaleur peuvent entraîner un stress hydrique chez les plantes, affectant leur croissance et leur productivité. Les températures élevées peuvent également perturber la pollinisation, réduisant ainsi la fructification des cultures. De plus, cela peut influencer également la prévalence et la propagation des ravageurs et des maladies, affectant la santé des cultures et réduisant ainsi les rendements. D’autre part, les vagues de froid soudaines peuvent quant à elles endommager ou tuer les cultures qui ne sont pas adaptées au gel, ce qui peut entraîner la perte de toute une récolte. 


De plus, des phénomènes tels que le gel ou les brumes peuvent également affecter les rendements. Par exemple, la brume qui est arrivée en Espagne depuis le Sahara au printemps 2022 a affecté la floraison de nombreuses cultures, car la boue créée a endommagé les fleurs et empêché la nouaison des fruits. 

Cette année, après une longue période de sécheresse en Italie et en Espagne, nos producteurs de cerises ont rapidement maudit les pluies torrentielles qui ont suivi : l’intensité de ces précipitations soudaines a fait éclater leurs fruits et a effectivement ruiné la récolte de l’année, réduisant à néant de nombreux mois de dur labeur. Les abricots ont subi le même sort, même si, heureusement, la totalité de la récolte n’a pas été gâchée.

Lorsque ces phénomènes météorologiques surviennent à des stades critiques de la croissance des cultures ou touchent simultanément plusieurs régions, ils peuvent entraîner une baisse de la production alimentaire, susceptible de provoquer des pénuries alimentaires partout sur le continent. La gravité et la durée de ces pénuries alimentaires dépendent de l’ampleur et de l’intensité des phénomènes météorologiques, des pratiques agricoles mises en place et de la disponibilité de sources alimentaires alternatives sur le marché. 

Selon Copernicus, le programme d’observation de la Terre de l’Union européenne, il est d’ores et déjà acquis que l’agriculture souffrira en Europe méridionale cette année, avec des diminutions des rendements, même en cas de pluies tardives.

Il est important de noter que d’autres facteurs sont également susceptibles de contribuer à la diminution des récoltes sur le long terme comme par exemple l’utilisation de méthodes agricoles intensives qui peuvent épuiser le sol, réduire la biodiversité et augmenter le risque d’épidémies de parasites et de maladies. 


L’impact économique et sur notre sécurité alimentaire 


Les facteurs mentionnés ci-dessus ne compromettent pas seulement notre sécurité alimentaire, mais peuvent également contribuer à l’instabilité économique, tant pour les agriculteurs que pour les consommateurs.

Instabilité financière pour les agriculteurs 

Les événements météorologiques extrêmes cités plus haut peuvent causer des dommages conséquents dans les champs et sur les cultures, ce qui entraîne des pertes de revenus pour les agriculteurs. En plus d’une perte de rendement ou d’une destruction possible de leurs cultures, certains événements météorologiques, comme les inondations par exemple, peuvent détruire les infrastructures agricoles qui entraînent des pertes financières considérables. 

Un autre facteur à prendre en compte actuellement serait l’augmentation des coûts de production et la hausse des coûts des matières non agricoles, comme les coûts énergétiques, qui amplifient davantage les difficultés que les agriculteurs peuvent rencontrer pour maintenir leurs activités. 

Volatilité du marché 

Les événements météorologiques peuvent entraîner une volatilité du marché en raison de leur impact sur les produits agricoles et favoriser l’apparition de pénuries importantes. Les mauvaises récoltes et la baisse de la production peuvent entraîner une flambée des prix des denrées alimentaires essentielles. La volatilité accrue des prix des denrées alimentaires peut avoir des effets en cascade sur l’économie, car elle peut affecter les taux d’inflation, les dépenses de consommation et la stabilité économique globale. Par exemple, une sécheresse prolongée peut réduire les rendements des cultures, ce qui entraîne une offre réduite sur le marché. En conséquence, les prix des produits agricoles peuvent augmenter en raison de la rareté et de la demande accrue.

Dans la chaîne alimentaire conventionnelle, les agriculteurs doivent souvent s’adapter à la demande du marché et à la grande distribution. Comme nous l’avons vu plus haut, certains phénomènes météorologiques peuvent alors chambouler la planification initialement prévue pour telle ou telle récolte. Si les grandes enseignes ne reçoivent pas les produits désirés au moment prévu, cela peut affecter grandement le coût d’achat de ces produits.




La sécurité alimentaire en péril 

La réduction des récoltes peut avoir un impact significatif sur notre sécurité alimentaire au niveau mondial. Avec des prix de l’énergie et de l’alimentation atteignant partout dans le monde des niveaux sans précédent, notamment depuis le début de la guerre en Ukraine, l’inflation des prix de la nourriture est élevée dans un grand nombre de pays. Par exemple, en 2023, des supermarchés britanniques ont été contraints de rationner les clients sur l’achat de certains fruits et légumes en partie en raison de pénuries persistantes, comme par exemple dans le cas des pommes, tomates ou poivrons. Ils rencontrent alors des difficultés au niveau de la chaîne alimentaire.

Bien que l’on sache que les phénomènes associés au changement climatique ont toujours existé, leur fréquence a augmenté. La tendance est à l’augmentation de la fréquence des événements extrêmes et à la diminution de la résilience de l’agroécosystème. Par conséquent, les agriculteurs risquent d’être en difficulté pour les prochaines années et les anomalies climatiques nous rendent de plus en plus vulnérables, les récoltes devenant plus imprévisibles, ce qui met en péril la sécurité alimentaire de millions de personnes. Selon le PAM des Nations Unies, plus de 345 millions de personnes dans le monde seront confrontées à des niveaux de crise d’insécurité alimentaire en 2023, soit une augmentation de près de 200 millions depuis le début de l’année 2020.

De plus, la hausse générale des prix a également affecté l’industrie agrochimique et entraîné une augmentation des prix des engrais, ce qui s’est traduit par une baisse des rendements des cultures conventionnelles. Selon le Programme Alimentaire Mondial : « les prix élevés des engrais pourraient convertir la crise actuelle de l’accessibilité alimentaire en une crise de la disponibilité alimentaire, avec une baisse de la production de maïs, de riz, de soja et de blé enregistrée en 2022.”.


En somme, les phénomènes météorologiques ont des conséquences importantes sur le rendement des récoltes, sur les revenus des agriculteurs, sur les coûts de production et perturbent alors les marchés agricoles. Cependant des solutions existent pour faire face à cette situation.

Comment limiter l’impact de ces phénomènes ?

Pour limiter les pénuries alimentaires et faire face à ces phénomènes météorologiques, il est essentiel de mettre en œuvre des pratiques agricoles durables, de soutenir nos agriculteurs et de créer une chaîne de distribution alimentaire plus efficiente.



Promouvoir des pratiques agricoles durables


Lutter pour la résilience de nos systèmes alimentaires et investir dans des méthodes de production agricole plus résistantes aux changements climatiques est primordial. Pour cela, quelques actions concrètes peuvent être mises en place dans les champs: 

  • La promotion de l’agriculture biologique
  • Aller encore plus loin en promouvant l’agriculture régénérative
  • L’utilisation de sources d’énergie renouvelable
  • L’utilisation de cultures et de variétés plus adaptées.  L’introduction de nouvelles cultures ou variétés, en tenant compte des besoins en eau de celles-ci par exemple, contribue à réduire les impacts négatifs du changement climatique sur les systèmes agricoles tout en assurant une production agricole stable.

Toutes ces pratiques aident à préserver les ressources naturelles et à atténuer les effets néfastes du changement climatique, en misant sur la durabilité des terres sur le long terme.

Un autre facteur important à prendre en compte pour renforcer notre sécurité alimentaire est la réduction du gaspillage alimentaire. Améliorer les chaînes d’approvisionnement permet de réduire les pertes alimentaires post-récolte et le temps de stockage des aliments.


Il est important de noter que si les événements météorologiques contribuent fortement aux pénuries alimentaires, d’autres facteurs tels que la dynamique du marché, les conditions économiques et encore les facteurs politiques peuvent également jouer un rôle important dans la disponibilité et l’accès aux aliments. La guerre en Ukraine, par exemple, a provoqué une flambée des prix des aliments pour animaux, car l’Ukraine est un important fournisseur de céréales. Un autre exemple de la conséquence de cette guerre a été la pénurie temporaire de moutarde dans les rayons des supermarchés français, car les fabricants français de moutarde utilisaient apparemment des graines de moutarde ukrainiennes pour leur production. Un autre facteur que l’on pourrait citer est la pandémie, qui a eu un impact considérable sur les chaînes d’approvisionnement dans le monde entier. Tous ces facteurs sont aussi difficiles à prévoir qu’à prévenir.

L’enjeu aujourd’hui, en tenant compte des prévisions pessimistes émises par plusieurs sources scientifiques et d’un contexte géopolitique instable, est de limiter au maximum les dégâts causés par ces phénomènes météorologiques extrêmes afin de protéger les agriculteurs et la sécurité alimentaire de la population. Pour cela, les efforts doivent être mis sur des pratiques agricoles plus durables et sur une chaîne alimentaire plus équitable. 




Sources : 

  • IPCC – Climate Change 2023
  • Organisation Météorologique Mondiale 2022- Changement climatique et phénomènes extrêmes
  • Copernicus EU 2023 – Europe’s eyes on earth 
  • Copernicus 2022 – record temperatures in Europe and across the world
  • FAO 2006 – Changing Policy Concepts of Food Security  
  • World Food Program 2023 – Ambassador Cindy McCain takes the helm at WFP at critical moment for global food security
  • World Food Program 2023 – A global food crisis

Written by Giovanna Rodrigues

Giovanna Rodrigues

Giovanna es experta en comunicación. La alimentación, la agricultura y la sostenibilidad son sus áreas de interés y competencia. También es una apasionada de la música y le encanta debatir sobre cómo encontrar soluciones sostenibles para el futuro, mientras se toma una copa de vino (de Burdeos, a ser posible).

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Le vaste monde des agrumes

Les agrumes regroupent toutes les espèces de fruits appartenant au genre Citrus, avec leur goût caractéristique sucré-acidulé et leurs propriétés nutritionnelles exceptionnelles. Ces fruits charnus sont principalement cultivés dans les régions subtropicales et tropicales, bien qu’ils s’adaptent et poussent dans presque toutes les régions du monde situées dans la zone des 40° de latitude – en Europe, il s’agirait de l’Espagne, de l’Italie et de la Grèce. Cette large répartition et cette capacité d’adaptation en ont fait l’une des catégories de fruits présentant la plus forte production et commercialisation à l’échelle mondiale. L’« Odyssée » des agrumes L’histoire des agrumes traverse de nombreuses cultures et époques. Selon la mythologie grecque, les jardins des Hespérides étaient peuplés de pommes d’or : aujourd’hui, nous savons qu’il s’agissait en réalité d’oranges. Dans la Chine antique, dès 2200 av. J.-C., ils étaient des symboles de prospérité. Sur la route de la soie, leur valeur résidait dans la prévention du scorbut. Le genre Citrus comprend non seulement les oranges, mais aussi les mandarines, les citrons, les citrons verts, les pamplemousses et d’autres variétés moins connues. Ils partagent tous une origine commune, située en Asie du Sud-Est, plus précisément dans la région de l’Himalaya. Leur domestication a généré un réseau génétique complexe, favorisant leur expansion. On pense que les citrons verts et les oranges amères sont originaires respectivement de l’est et du nord de l’Inde, tandis que les citrons pourraient être un hybride entre le cédrat et la mandarine. Les oranges douces proviennent peut-être du sud-est de la Chine et ont été introduites en Europe par les Romains. Les mandarines ont voyagé jusqu’au Japon le long du fleuve Yangtsé, et les pamplemousses se sont rapidement établis dans la péninsule malaise. Bien que retracer leur parcours soit difficile, la génomique et la biogéographie apportent certaines réponses, ainsi qu’une excellente leçon d’histoire. Un trésor nutritionnel En plus de sucres comme le glucose et le fructose, les agrumes constituent notre principale source de vitamine C, surtout en hiver. Ces valeurs sont généralement plus élevées pour les oranges que pour les mandarines, et nettement plus élevées dans le cas des fruits issus de l’agriculture biologique, pouvant être de 15 à 30 % plus élevées selon la variété. Il est également important de savoir que le jus d’orange ne contient que 25 % de la vitamine C contenue dans le fruit. Cependant, la vitamine C n’est pas le seul joyau nutritionnel des agrumes. Ces fruits sont aussi une excellente source de caroténoïdes, de xanthophylles ou de flavonoïdes qui non seulement donnent aux agrumes leur couleur orange caractéristique – voire rouge dans le cas des oranges sanguines – mais agissent également comme de puissants antioxydants et des précurseurs de la vitamine A. D’autres nutriments présents dans les agrumes comprennent l’acide folique, le potassium, le calcium et le magnésium, essentiels à la santé cardiovasculaire et osseuse ainsi qu’à la fonction musculaire. En outre, chaque espèce d’agrume a ses propres particularités nutritionnelles qui la distinguent des autres : par exemple, les citrons verts et les citrons sont particulièrement riches en acide citrique et en vitamine C, tandis que les pamplemousses offrent une bonne quantité de vitamine A. Les innombrables espèces et variétés d’agrumes La popularité des variétés modernes, qui offrent une meilleure rentabilité, sont mieux adaptées aux exigences du marché et aux conditions environnementales et sont plus résistantes aux maladies et aux ravageurs, finit par déplacer les variétés traditionnelles et indigènes. Parmi les principales espèces et variétés d’agrumes actuellement disponibles sur le marché, nous pouvons souligner les suivantes : Oranges (Citrus sinensis) Navelina : Cette variété est l’une des premières Navel à mûrir dans la saison, généralement disponible à partir de novembre. Les Navelina sont reconnaissables à leur petit « nombril » (ou « bellybutton ») et sont connues pour leur douceur, leur faible acidité et leur richesse en jus. Elles sont généralement prêtes à être consommées entre décembre et janvier. Navel de Foyos : Elles sont juteuses et présentent un bon équilibre entre douceur et acidité. Leur peau est épaisse et facile à peler, et elles ont le « nombril » caractéristique des oranges Navel. La saison de récolte de la Navel de Foyos commence généralement en novembre et dure jusqu’en janvier. Fukumoto : Il s’agit également d’une variété Navel précoce, connue pour sa taille petite à moyenne et sa couleur orange vif. Elle a un goût majoritairement sucré et une texture juteuse, avec une peau fine qui la rend facile à peler. La saison de récolte du Fukumoto est généralement d’octobre à décembre. Navel Powell : Elle se distingue par sa grande taille et son goût légèrement plus sucré. Sa peau est un peu plus épaisse que celle des autres variétés Navel, ce qui contribue à prolonger sa durée de conservation. La saison de récolte de la Navel Powell s’étend généralement de février à avril. Washington Navel : C’est peut-être la variété d’orange Navel la plus connue et la plus cultivée. Elle se caractérise par sa grande taille, sa jutosité et son équilibre entre douceur et acidité. Sa peau est épaisse et facile à peler, et elle possède un « nombril » marqué. Sa saison de récolte commence en novembre et peut se prolonger jusqu’en mars. Navel Lane Late : Une variété tardive d’oranges Navel, la Navel Late est récoltée du printemps au début de l’été. Ces oranges sont grosses, juteuses et ont une saveur équilibrée, légèrement plus sucrée que les oranges Navel. Elles sont idéales à consommer fraîches et conservent leur qualité plus longtemps. Leur saison se situe entre mars et avril. Salustiana : Connue pour sa forte teneur en jus et son goût sucré, la Salustiana a une peau fine et est facile à peler. Cette variété est moins acide que d’autres oranges et a une saison de récolte de la mi-hiver au printemps, environ de janvier à mars. Valencia Midnight : Variante de l’orange Valencia, la Valencia Midnight mûrit plus tard dans la saison, offrant un jus riche et sucré, idéal pour la production de jus d’orange. Sa saison de récolte s’étend d’avril à mai. Valencia Late : Autre variété tardive de la célèbre orange Valencia, elle se distingue par sa grande taille. Sa saison de récolte s’étend d’avril à juillet, ce qui en fait l’une des dernières oranges disponibles sur le marché chaque saison. Tarocco : L’une des variétés d’oranges sanguines les plus populaires. La Tarocco est appréciée pour sa chair rougeâtre distinctive et son profil aromatique sucré avec des notes de baies. Elle est riche en antioxydants, notamment en anthocyanes, qui lui donnent sa couleur rouge. Sa saison de récolte va de janvier à mai. Moro : Autre variété remarquable d’orange sanguine, célèbre pour sa couleur rouge intense tant dans la chair que dans la peau, elle est très appréciée en cuisine gastronomique. Sa saveur est proche de celle de la Tarocco, avec une légère touche d’acidité. Cette variété est connue pour sa forte teneur en anthocyanes, les pigments qui lui confèrent sa couleur caractéristique et ses antioxydants. La saison de récolte de la Moro couvre les mois de janvier et février de chaque année. Mandarines (Citrus reticulata) Gold Nugget : La mandarine Gold Nugget, nommée ainsi en raison de sa peau rugueuse – qui lui donne cet aspect imparfait que nous aimons tant – et de sa couleur dorée, est une variété appréciée pour sa douceur et sa jutosité, avec une touche d’acidité. La peau de la Gold Nugget est un peu épaisse, mais reste facile à peler. Sa saison de récolte est tardive, débutant généralement en mars et pouvant durer jusqu’à fin mai. Satsuma : Originaire du Japon, la mandarine Satsuma est une variété sans pépins, très sucrée et juteuse, avec un niveau d’acidité plus élevé que d’autres mandarines et clémentines. Sa peau verdâtre est légèrement plus épaisse mais facile à peler. La saison de récolte de la Satsuma est précoce, commençant en automne (environ d’octobre à décembre) et faisant d’elle l’un des premiers agrumes à arriver sur le marché chaque année. Tango : La mandarine Tango est une variété très populaire et de grande qualité originaire de Californie. C’est une mandarine sans pépins au goût excellent, qui se distingue par une douceur intense. La peau est fine et lisse, orange vif et facile à peler. Sa saison commence en janvier et dure jusqu’en avril. Nardocot : Cette variété, originaire du Maroc, se caractérise par une taille moyenne et une peau fine, facile à peler. La Nadorcott a l’avantage de bien se conserver sur l’arbre, ce qui permet de prolonger sa saison de récolte. Elle est également résistante à l’alternance, ce qui signifie qu’elle produit une bonne récolte année après année. Comme la variété Tango, elle est récoltée entre janvier et avril. Clemenvilla : Également connue sous le nom de Nova, elle se caractérise par une excellente qualité de jus et une facilité d’épluchage. Les Clemenvilla sont plus grosses que les clémentines communes et ont une forme légèrement allongée. Sa saison de récolte va de la mi-hiver au début du printemps, environ de décembre à mars. Orogros : De taille moyenne à grande, avec une peau dont la couleur varie du jaune à l’orange. Son goût est un mélange équilibré de douceur et d’acidité. La peau est un peu plus épaisse que celle d’une mandarine ordinaire, mais reste facile à peler. La saison de récolte de l’Orogros est généralement de janvier à mars. Tardivo di Ciaculli : Originaire de Sicile, en Italie, cette variété tardive est connue pour son goût exceptionnellement sucré et son arôme intense. Le Tardivo di Ciaculli a une peau fine et une forme légèrement aplatie, avec une saison de récolte plus tardive que celle d’autres mandarines, généralement de fin février à avril. Ortanique : La variété ortanique vient de Jamaïque ; son nom indique « OR » (orange) orange, « TAN » (tangerine) mandarine et « IQUE » (unique), ce qui nous dit qu’il s’agit d’un hybride entre mandarine et orange. Elles sont de taille moyenne à grande, avec une forme quelque peu aplatie, et ont une forte teneur en jus d’une couleur orange intense. Elles sont de saison entre février et mars. Orri : La mandarine Orri est une variété relativement récente et de très haute qualité, originaire d’Israël. Elle se distingue par un goût exceptionnellement sucré et un faible niveau d’acidité, ce qui en fait l’une des variétés les plus appétissantes du marché. L’Orri a une peau fine et brillante, est facile à peler et contient peu ou pas de pépins. La saison de récolte de l’Orri est en mars. Clémentines (Citrus x clementina) Les clémentines, souvent considérées comme un type de mandarine, ont tendance à être un peu plus sucrées, à peau plus fine et légèrement plus petites que les mandarines. Clemenules : Ces clémentines ont un goût fortement sucré, ce qui les rend particulièrement appréciées pour la consommation directe. Leur peau est fine et facile à peler. En termes de taille, elles ont tendance à être plus grosses que les clémentines communes. La saison de récolte des Clemenules s’étend de novembre à la fin décembre. Clémentine commune : Cette variété est la plus traditionnelle et la plus connue des clémentines. Elle se caractérise par une taille petite à moyenne, une peau orange vif et une grande facilité d’épluchage. La clémentine commune présente un équilibre parfait entre douceur et acidité, et convient aussi bien à la consommation fraîche qu’au jus. Sa saison de récolte s’étend généralement de novembre à janvier. Tangold : Aussi connue sous le nom de Seedless Tango, c’est une variété sans pépins développée récemment. Elle se distingue par sa couleur orange intense, tant dans la peau que dans la pulpe. Sa saveur est sucrée, avec une texture juteuse et ferme. La peau est facile à peler et sa taille est moyenne. La saison de récolte du Tangold est généralement de la fin de l’hiver au début du printemps, environ de février à avril. Caffin : Une variété précoce, connue pour sa petite taille et sa forme légèrement allongée, offrant un bon équilibre entre douceur et acidité. Sa saison de récolte est précoce, commençant en octobre et s’étendant jusqu’en décembre. Oronules : La clémentine Oronules est l’une des premières à être commercialisées, car elle est parmi les plus précoces à atteindre son point optimal de consommation. Elle est petite, d’une attractive couleur orange rougeâtre et peu acide. Elle a une peau très fine, ce qui la rend facile à peler. Sa saison s’étend d’octobre à la fin novembre. Corse ou « Fine de Corse » : La clémentine de Corse, originaire de l’île de Corse en France, est une variété très appréciée pour sa qualité exceptionnelle. Elle se caractérise par un goût intensément sucré. Elle a une peau fine et une bonne quantité de jus. Les clémentines corses sont très valorisées sur les marchés européens et leur saison de récolte et disponibilité sur le marché commence généralement vers novembre et peut s’étendre jusqu’à la fin décembre. Citrons (Citrus limon) Verna : Cette variété de citron est typique d’Espagne, avec un cycle de production tardif. Elle a une grande taille, une peau épaisse et est très juteuse. Elle est moins acide que d’autres variétés et est largement utilisée pour la production de jus. Elle est principalement récoltée au printemps et en été, ce qui signifie que sa disponibilité est la plus élevée entre les mois d’avril et août. Fino ou Primofiori : Aussi connu comme citron commun ou mesero, c’est l’une des principales variétés cultivées dans le monde. Il se caractérise par une peau fine et une forte teneur en jus, avec un équilibre parfait entre acidité et douceur. Il est généralement récolté de l’automne au début du printemps, avec une disponibilité maximale entre octobre et mars. Femminello : Originaire d’Italie, c’est l’une des variétés les plus appréciées et les plus répandues dans la région méditerranéenne. Elle se distingue par sa forte teneur en huile essentielle dans l’écorce, ce qui la rend idéale pour la production de limoncello et d’autres produits aromatisés. Ce citron a une saveur classiquement acidulée, avec une peau fine et une forme légèrement allongée. Sa saison s’étend sur la majeure partie de l’année. Pamplemousse (Citrus paradisi) Rio Red : Originaire du Texas, ce pamplemousse est connu pour sa saveur sucrée et légèrement acidulée. La saison de récolte du Rio Red s’étend de la fin de l’automne au printemps, ce qui en fait l’un des pamplemousses les plus recherchés pendant cette période. Star Ruby : Le Star Ruby a la chair la plus rouge de toutes les variétés de pamplemousse. Il est connu pour sa jutosité et sa douceur, et contient une plus faible quantité de pépins. Sa saison de récolte est similaire à celle des variétés Ruby Red et Rio Red. Autres espèces et variétés d’agrumes Citron vert (Citrus aurantiifolia) Connus pour leur saveur moins acide et plus florale, les citrons verts sont plus petits et verts. Ils sont souvent utilisés dans les boissons et cocktails, ainsi que dans les recettes qui nécessitent une touche d’agrume douce. En général, la meilleure période de l’année pour trouver des citrons verts frais se situe approximativement de juin à septembre. Main de Bouddha (Citrus medica var. sarcodactylis) Ce fruit est très remarquable

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Encore une fois, une COP qui déçoit

La COP30, qui s’est tenue du 10 au 22 novembre 2025 à Belém au Brésil, aurait dû marquer un tournant. Dix ans après l’Accord de Paris et à la veille d’un monde en surchauffe, l’enjeu était clair : passer des promesses à la mise en œuvre. Mais, une fois encore, les attentes se sont heurtées à la réalité d’un processus diplomatique au bord de l’impasse.“Assez parlé, il est temps de passer à l’action”, a prévenu le président brésilien Lula qui accueillait l’événement. Quinze jours et 30 COP plus tard, où en est-on ? Ce qu’il s’est passé Lors de la COP30, les négociations se sont focalisées sur plusieurs volets clés : l’adaptation des pays vulnérables, le financement climatique, et (très attendu) un engagement sur la sortie des combustibles fossiles. Le texte final, baptisé « Mutirão » (mot issu des langues tupi-guarani, parlées en Amérique du Sud, et qui désigne une collectivité s’attelant à une tâche commune.), a obtenu un soutien large, mais très critique. Il appelle à « des efforts pour tripler les financements d’adaptation d’ici à 2035 » mais ne précise ni montants fermes ni calendrier contraignant. Il ne comporte pas de feuille de route obligatoire pour la sortie du charbon, du pétrole et du gaz, faute d’un consensus. Le commissaire climat de l’Union européenne, Wopke Hoekstra a résumé le résultat par une formule sévère : « Ce texte n’est en aucun cas à la hauteur de l’ambition dont nous avons besoin en matière d’atténuation. ». En clair, la COP30 n’a pas échoué dans sa totalité. Elle n’a pas annulé tous les engagements, mais elle a bel et bien raté l’occasion de les rehausser dans un contexte d’urgence climatique. Pourquoi nous restons sur notre faim Après trente conférences climatiques, on a l’impression de répéter indéfiniment les mêmes démarches tout en espérant, à chaque fois, un résultat différent. Effectivement, chaque COP affiche un vaste programme, de grandes ambitions, des discours flamboyants… pour terminer avec un texte « écrit » parce que les États ne veulent pas d’un échec total, (surement par crainte d’un abandon du multilatéralisme). Mais les décisions majeures sont repoussées, affaiblies, rendues non contraignantes. Dans le contexte du quotidien de nos agriculteurs, de nos petits producteurs, et de nos communautés engagées pour un système alimentaire juste, transparent et résilient, cela pose question. Car les déclarations « il faut passer à l’action » se succèdent, mais qui passe réellement à l’action ? Qui, au-delà des rapports et des plateaux TV, opère concrètement un changement structurel ? Encore une fois, la forme (le discours, la conférence, l’image) semble l’emporter sur le fond (les engagements fermes, les moyens, la mise en œuvre). Notre secteur: l’agriculture, l’alimentation juste et les filières courtes attendait de ces négociations qu’elles portent une impulsion plus affirmée : une sortie crédible des énergies fossiles et des intrants chimiques pour libérer des ressources vers la transition agroécologique ; une reconnaissance que la biodiversité et la santé des sols ne sont pas des options, mais des clés essentielles pour un futur résilient. Mais au final, la COP30 démontre encore que le modèle diplomatique international reste prisonnier de compromis, de petites avancées et de marges floues. En conclusion : faut-il encore croire aux COP? Oui, parce que le cadre reste important, il n’y a pas d’alternative crédible au multilatéralisme. Mais soyons lucides : depuis tant d’années, nous revivons la même boucle : ambitions affichées → négociations longues → texte poli mais peu contraignant → report des véritables décisions à la prochaine COP. Faire toujours la même chose et attendre un autre résultat n’est plus acceptable. Il est temps de réclamer des objectifs contraignants et vérifiables, une mise en œuvre rapide des engagements en matière de sols, d’alimentation, de biodiversité. Sinon, nous resterons spectateurs d’un théâtre qui drape de vert l’immobilisme.  Et pendant ce temps, les territoires, les agriculteurs, les petites fermes, les consommateurs engagés, construisent déjà l’alternative. La véritable question n’est donc plus de savoir quoi faire, mais à quelle vitesse nous pouvons le faire. Serons-nous capables de déployer ces solutions plus rapidement que les impacts climatiques n’avancent ? C’est cette course dans laquelle nous sommes engagés.

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