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Des oranges bio dans une caisse en carton

La (non) transparence sur l’origine des produits alimentaires

Savoir d’où vient une orange, qui l’a cultivée et si des produits chimiques ont été utilisés est plus difficile que d’obtenir un diplôme de master en ligne. 



Avons-nous vraiment accès à toute l’information ? 


Dans un supermarché, les informations figurent généralement sur une étiquette si vous achetez des fruits emballés ou sur une pancarte si vous les achetez en vrac. L’information qui y est exposée est souvent très générale et peu précise. Sur la pancarte sont affichés  le prix, le pays d’origine, la variété et la catégorie (d’ailleurs, que signifie chaque catégorie ?). Sur les étiquettes, vous trouverez généralement la date d’emballage, la taille et le liste des traitements appliqués (cires, imazalil,autres agents).

En achetant le même fruit directement au producteur via internet, vous avez accès à des informations plus détaillées :

• L’origine du fruit vous indique non seulement le pays mais aussi l’endroit où l’agriculteur possède son exploitation.
• Date de récolte : les ventes directes vous assurent généralement de recevoir des fruits plus frais car ils sont récoltés à la demande et envoyés directement à domicile.
• Impact social : tout le monde ne l’indique pas, mais personne ne vous empêche de le demander. Combien de personnes travaillent dans l’exploitation ? Travaillent-elles à temps plein ou à temps partiel ? Dans quelles conditions ?
• Impact environnemental : comment les fruits ont-ils été cultivés ? Que s’est-il passé pendant la saison et comment les conditions météorologiques ont-elles affectées la culture ? Comment les parasites sont-ils contrôlés ?

Dans quelle mesure les informations sont-elles compréhensibles ?

Sur les étiquettes des fruits que nous achetons dans un supermarché, on ne nous informe uniquement des traitements qu’ils ont reçus pendant l’emballage et non pendant le processus de culture. De plus, ces traitements sont expliqués avec des codes alphanumériques inconnus.

Par exemple, dans le cas des cires, elles sont représentées par un code commençant par la lettre E suivie de chiffres indiquant le type de cire. Ces cires sont appliquées à des fins esthétiques : pour polir le fruit et l’empêcher de transpirer afin que la peau ne vieillisse pas. 

Le code indique le type de cire et l’endroit où elle est extraite. Voici quelques exemples :

E901 : cire d’abeille (origine animale)
E902 : cire de candelilla (origine végétale)
E903 : cire de carnauba (origine végétale)
E904 : gomme-laque (origine animale)
E912 : cire de montagne (d’origine minérale)
E914 : cire de polyéthylène oxydée (synthétique, à base de pétrole)

On trouve également ce type de cires dans les fruits portant le label de l’Agriculture Biologique.

Dans le modèle de la vente directe, c’est généralement l’agriculteur qui est chargé de la récolte et de la préparation des commandes. Son activité quotidienne consiste à collecter les fruits qu’il a vendus. Dans ce cas, il n’est pas nécessaire d’appliquer des cires car le produit parvient au consommateur en quelques jours seulement.

Illustration d'une femme avec une caisse d'oranges et d'une orange sur l'arbre


Est-il facile d’obtenir plus d’informations ?

Sur les étiquettes des fruits, nous trouvons les informations obligatoires, qui doivent être conformes à la réglementation sanitaire de chaque pays. Mais ce n’est pas la seule information sur laquelle un consommateur fonde sa décision d’achat. Il n’est pas facile de trouver plus d’informations sur les produits que nous achetons dans un supermarché. Le fait de poser des questions aux vendeurs ne garantit pas que vous obtiendrez les réponses que vous recherchez.

Combien d’argent l’agriculteur reçoit-il pour ce fruit ? Quelle quantité d’eau a été utilisée ? Combien de kilomètres le fruit a-t-il parcouru ? Comment a-t-il été transporté ? 

Ces informations sont de plus en plus importantes pour permettre aux consommateurs de décider quoi, où et auprès de qui acheter. C’est d’ailleurs grâce au besoin de réponses à ces questions que l’on assiste à une grande croissance de la vente directe de produits alimentaires entre agriculteurs et consommateurs. 



I'm a “farmeneur” working for farmers in CrowdFarming and as a farmer in Naranjas del Carmen. I enjoy reading and writing about logistics and discussing its impact on food supply chain.